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Vente de pesticides interdite aux particuliers depuis le 1er janvier 2019

actualités

28 janvier 2019

La vente de pesticides de synthèse, produits phytopharmaceutiques, aux particuliers

est interdite depuis le 1er janvier 2019.

Depuis le 1er janvier 2017, les collectivités territoriales, les établissements publics et l’Etat ne peuvent plus utiliser ou faire utiliser des pesticides pour l’entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades accessibles ou ouverts au public et relevant de leur domaine public ou privé.

A compter du 1er janvier 2019, la mise sur le marché et la vente de ces produits aux non professionnels est aussi  interdite. Seuls les produits de biocontrôle* et à faible risque sont autorisés.

Les pesticides utilisés en zones non agricoles représentent 7% (dont 6% en jardins particuliers) des substances actives phytosanitaires utilisées en France. Ce qui représente une voie de réduction des risques sanitaires et environnementaux non négligeable. La règlementation pour le milieu agricole est plus difficile à mettre en place, car interdire, c’est bien, mais par quoi peut-on remplacer ces produits pour rester concurrentiel sur le marché mondial ?

pesticide

Il faut remercier le sénateur Joël Labbé d’où le nom loi Labbé qui est à l’origine cette loi, écrite une première fois en 2014.

Cette mesure restrictive est basée sur : « Les particuliers qui font usage de pesticides bénéficient rarement d’un niveau d’information suffisant concernant la dangerosité des produits qu’ils épandent, et ils ne bénéficient pas comme les professionnels d’une formation adaptée concernant les dosages et l’usage des équipements de sécurité nécessaires ».

A compter du 1er janvier 2019, les fabricants et les distributeurs ne pourront plus mettre sur le marché et/ou vendre des pesticides de synthèse destinés à un usage non professionnel. Seuls les produits de biocontrôle*, les produits à faible risque et les produits dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique, pourront être utilisés dans les jardins. A condition que leur autorisation de mise sur le marché comporte bien la mention « emploi autorisé dans les jardins », précise un avis du ministère de l’Agriculture publié au Journal officiel le 22 décembre dernier.

*Qu’est ce qu’un produit de biocontrôle ?

Les produits de biocontrôle utilisent des organismes vivants pour lutter contre d’autres organismes vivants : lutter contre les pucerons en utilisant les larves de coccinelles qui s’en régalent, ou encore la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt) contre les larves de papillons (pyrale du buis).

Round up s’engouffre dans la faille avec un marketing sans faille !

N’est pas BIO tout produit qui semble l’être !

La marque emblématique de la firme, Roundup, était à base de glyphosate, substance dorénavant interdite, un nouveau produit est sorti sous la marque Roundup, mais sans glyphosate. Il s’agit d’une nouvelle formule reconnaissable à l’inscription « nouvelle matière active, formule biocontrôle » à base d’acide pélargonique, cependant, même si son origine est naturelle, il s’agit d’une substance herbicide controversée puisque son bilan écotoxique n’est pas neutre du tout.

Les écologistes souhaitent  mettre en garde :  « … par cette approche, sur la dangerosité de cette dérive qui se pose comme une avancée écologique mais qui n’en est pas une… du tout. Le désherbant en question est l’acide pélargonique qui appartient à la famille des acides gras. Cette molécule est naturellement présente dans l’environnement mais demeure néanmoins un pesticide nécessitant une Autorisation de Mise sur le Marché (n°AMM).

[…]L’acide pélargonique est une molécule dangereuse, il suffit de consulter les différentes Fiches de Données de Sécurité fournies par les fabricants de cette molécule pour s’en rendre compte. C’est une molécule corrosive qui provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves pouvant aller jusqu’à une perte de la vue ! Si inhalée elle peut provoquer des lésions des voies respiratoires.

Les données écotoxicologiques, même si elles sont fragmentaires, indiquent une dangerosité vis à vis des écosystèmes aquatiques plus importante que celle du glyphosate (teste Daphnie : CE50 de 64 à 119 mg/l pour l’acide pélargonique contre 243mg/l pour le Roundup) ! L’acide pélargonique est d’ailleurs classé comme étant dangereux pour l’environnement par certains fournisseurs de l’Amérique de Nord. »

EELV (Europe Ecolologie les Verts) dénonce un « pesticide bio » plus dangereux que le glyphosate, ce qui est en l’occurrence parfaitement exact.

Retrouvons nos jardins vivants !

Il faut remettre la vie dans nos jardins ! Etre moins exigeants sur la netteté des massifs, mais y voir butiner est la meilleure compensation !

 

interdiction pesticides

Lire aussi notre article sur les hôtels à insectes

 

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